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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante du parti de gauche.


dans les coulisses du Remue-méninges

Publié le 29 Août 2011, 23:00pm

Catégories : #front de gauche

Pendant le Remue-méninges à Grenoble, Jean-Luc Mélenchon, candidat commun du Front de gauche à l’élection présidentielle de 2012, a répondu aux questions de nombreux journalistes.

 Voici ce qu’il disait au Dauphiné libéré.

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Votre campagne de présidentiable est-elle déjà lancée ? 

« La campagne du Front de gauche a des caractéristiques qui la singularisent. Bien sûr, nous voulons obtenir le meilleur score en 2012. Mais notre premier objectif est d’enraciner une mobilisation populaire. Cette campagne doit être une étape dans la révolution citoyenne qui est nécessaire pour faire face aux chocs qui s’avancent : économique, écologique, social. C’est pourquoi nous voulons une campagne sur le modèle de celle du Non au référendum européen. C’est à dire un jaillissement d’initiatives individuelles ou collectives de citoyens motivés qui visent un même but : faire reculer la résignation et faire mûrir l’indignation. La première solution aux problèmes du peuple c’est le peuple lui-même. »


Est-ce l’entente cordiale depuis votre désignation comme candidat commun ? 

« Localement parfois, certaines tensions se font sentir… Il y aura toujours des tensions, nos partis respectifs (PCF-PG-Gauche unitaire, FASE etc.) n’ont pas été dissous dans le Front de gauche. Les micro-accrochages locaux, auquel - en tant que candidat commun - je n’ai pas à prendre part, sont juste les mouvements normaux de la vie. Mais en ce qui concerne la campagne de 2012, l’entente entre tous les dirigeants est excellente. Tout s’est apaisé depuis la désignation du candidat. Contrairement au PS, nous ne sommes ni dans la compétition ni dans le choc des personnalités. Nous sommes aujourd’hui dans un temps de travail serein. Alors oui, il est important pour moi que je me rende aux Karellis en Savoie, comme il est important que nous soyons tous réunis dimanche à Grenoble. Nous sommes en phase de mobilisation de nos forces. »


Les sondages ne décollent pas pourtant… 

« Les sondages sont ce qu’ils sont. Je rappelle que j’ai fait le double aux Européennes de ce que les sondages m’accordaient. Après, viendra le verdict des urnes. Lui, ne me pose aucune difficulté : le peuple est souverain. Mais dans le dernier sondage publié, un chiffre m’a vraiment frappé : seuls 4 % des Français sont aujourd’hui certains d’avoir choisi définitivement leur candidat. Cela veut dire que les électeurs hésitent beaucoup, tâtonnent. Ils savent que la crise arrive et veulent voir ce que les candidats pourront leur proposer ».

Et que proposera le Front de gauche ? 

« Depuis un an, nous sommes face à une accélération terrible de l’histoire, nous sommes aujourd’hui à un tournant irréversible. Je suis donc heureux que l’on ait eu l’intuition de créer en amont le Front de gauche, cet outil qui a déjà avancé nombre de propositions, notamment sur la planification écologique, la création d’une 6ème République, le partage radical des richesses, avec notamment une véritable taxation des revenus du capital et la création d’un revenu et d’un salaire maximum. Dans la révolution citoyenne, nous voulons que le citoyen soit le centre de toutes les décisions, qu’il exerce le pouvoir. »


Et la dette ? 

« La dette a explosé parce que les gouvernements ont voulu sauver les banques en déroute. Et la politique d’austérité est un contre-sens absolu. L’austérité fait reculer l’activité et donc augmenter le chômage. Et donc baisser les recettes de l’État. C’est un cercle vicieux. Notre société ne peut sortir indemne d’une politique d’austérité qui augmentera le désordre dans notre pays. On sait que la situation, comme en Grande-Bretagne, se dégradera s’il y a moins d’instituteurs et moins de policiers, moins de services publics. »


À votre avis, comment peuvent réagir les Français face à une politique d’austérité ?

« Il y a en France une culture de résistance ! Nombre de Français veulent aujourd’hui empêcher le coup de force des financiers. Ils n’ont pas peur ! Et ils n’accepteront pas une alternance à la papa entre le PS traditionnel et la droite cynique en compétition pour faire le meilleur plan d’austérité ».

  (photo PG 57 Grenoble le 27 août)

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