Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante du parti de gauche.


Communiqué du Parti de gauche.

Publié le 7 Août 2011, 23:00pm

Catégories : #parti de gauche

Italie : Non au plan de rigueur accéléré contre le peuple !

italie plan finances« C'est bien mais cela ne va pas assez vite ». Voilà la déclaration de José Manuel Barroso qui, combinée aux pressions des marchés financiers et de la BCE, a tout accéléré. Dès hier soir, Berlusconi et Tremonti (ministre des finances) ont annoncé l'accélération de leur déjà dramatique réforme budgétaire. Celle-ci prévoit notamment des coupes franches de 79 000 millions d'euros dans les politiques sociales, le non renouvellement des transferts financiers aux régions qui gèrent les services publics, l'augmentation de l'âge de départ à la retraite et un plan de privatisations tous azimuts.

Ce plan de réforme pacté avec la Commission européenne en Juillet dernier au titre du Semestre européen et du Pacte Euro plus devait être appliqué sur la période 2013-2014. Il sera désormais applicable pour la période 2011-2013. L'idée est de ramener le déficit public à zéro en Janvier 2013 mais aussi et surtout de rassurer les marchés. A cette fin, la partie de l'article 41 de la Constitution italienne qui réglemente l'activité économique en la soumettant à sa fonction sociale et au respect de la dignité humaine sera modifiée! L'obligation d' »équilibre budgétaire », elle, par contre, sera inscrite dans la Constitution.

Le Parti de Gauche dénonce cette accélération arbitraire de mesures nocives pour le peuple italien. En Italie comme partout en Europe, la crise doit être payée par ceux qui l'ont créée et cesser d'être un prétexte à l'institutionnalisation des diktats néolibéraux.

Guillaume Marielet Céline Meneses

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

corriere 08/08/2011 11:45



La Banque centrale européenne (BCE) a posé des
conditions précises à l'Italie en échange de son soutien, révèle lundi le journal Il Corriere della Sera, en citant la demande de privatisations rapides, notamment des sociétés municipales, et
d'une réforme du marché du travail.


Ces exigences ont été adressées au chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, dans une lettre « secrète »
envoyée entre jeudi et vendredi et signée par le gouverneur de la BCE Jean-Claude Trichet et Mario Draghi, qui lui succédera en novembre, selon le Corriere.


La lettre, qualifiée par le Corriere de quasi « programme de gouvernement », dresse la liste des « mesures à
prendre, le calendrier pour leur application et même les outils législatifs à utiliser », des décrets législatifs pour « accélérer leur mise en œuvre », selon le Corriere.


Le Corriere note d'ailleurs que les leaders français et allemand Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont demandé à l'Italie dans
leur déclaration de dimanche soir d'adopter les mesures annoncées « d'ici la fin septembre ».


À propos de cette missive, l'opposition a demandé des éclaircissements au gouvernement: « Que nous demandent vraiment la
BCE et les institutions internationales? Un gouvernement impuissant totalement discrédité et désormais sous tutelle doit au moins dire quelle est la situation réelle », a exigé le chef du
Parti démocrate (PD, gauche), Pierluigi Bersani.


M. Berlusconi et son ministre des Finances Giulio Tremonti ont annoncé vendredi soir lors d'une conférence de presse
impromptue l'accélération d'une cure d'austérité adoptée par le parlement à la mi-juillet pour atteindre l'équilibre budgétaire dès 2013 au lieu de 2014.


Selon le Corriere, la BCE demande à l'Italie d'accélérer la libéralisation de son économie et la privatisation des sociétés
municipales, qui en Italie gèrent souvent les transports publics, la collecte des déchets, la distribution d'électricité et de gaz, etc.


Et pour la première fois, selon le Corriere, la BCE parle aussi de la nécessité de réformer le marché du travail italien, en
entrant largement dans les détails: « Moins de rigidité sur les contrats à durée indéterminée, interventions sur l'emploi public, modification du modèle basé sur l'extrême flexibilité des
jeunes et précaires et la totale protection des autres, contrats de travail stimulant la productivité ».


 



Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents