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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante du parti de gauche.


c'est Allain qui le dit...

Publié le 1 Novembre 2010, 00:00am

Catégories : #parti de gauche

... Il faut un référendum 

a48.jpgLe Président Sarkozy l’avait promis : la fin de la possibilité du départ en retraite à 60 ans - comme l’exigeait le MEDEF - n’était pas au programme de ses engagements lors de l’élection présidentielle. Aujourd’hui, il impose une contre-réforme malgré l’opposition de 71 % de français qui la rejettent, 79 % qui exigent un autre projet qui prenne en compte les impératifs de justice et les inégalités sociales : pénibilité, précarité, conditions des femmes.

Ce serait à cause de la crise financière, puis économique, provoquée par la spéculation des banques et de la haute finance, qu’il deviendrait nécessaire de remettre en cause cette avancée sociale obtenue sous la présidence Mitterrand, quand la gauche était arrivée au pouvoir après 25 années de gouvernements de droite qui avaient conduit le pays au bord de la faillite : chômage de masse, inflation record, désindustrialisation.

La crise est déjà digérée par ceux qui en portent la responsabilité : les banques que les gouvernements ont renflouées et qui se sont lourdement endettés. Maintenant ces mêmes banques qui ont bénéficié de taux avantageux (1%), prêtent de l’argent aux Etats à des taux usuraires définis par des cabinets privés de notation. Il suffirait que la Banque centrale  Européenne soutienne les gouvernements en difficulté, mais c’est interdit par les traités, celui de Lisbonne, frère jumeau du Traité Constitutionnel que les Français et les Néerlandais avaient rejeté. En fait de solidarité, plus vous êtes dans la misère et plus vous devez payer. Paradoxal non ? C ‘est la même chose pour les gens, plus vous êtes pauvres et moins l’on vous aide. C’est ce que font les gouvernements européens : ils font payer la crise financière et économique aux salariés dont les plus défavorisés paieront plus lourdement les conséquences de cette politique désastreuse. Le chômage augmente (un million cent mille chômeurs de plus en France), les salaires stagnent ou sont bloqués pour les fonctionnaires, (voire drastiquement diminués comme en Grèce).

Mais ce n’est pas encore suffisant pour la haute finance, il faut prendre l’argent de la protection sociale : celui de systèmes de santé et des retraites. Car l’allongement des durées de cotisation aura pour effet de baisser le montant des pensions. Ce qui s’était déjà produit avec les réformes Balladur de 1993 et Fillon de 2003. Ainsi les taux de reversions des traitements passeront de 84 % (avant 93) à 49% en 2040…

Les profits, eux, se portent très bien : + 85 % en 2009 pour les entreprises du CAC 40 !

Ce qui se prépare, c’est de forcer à l’assurance complémentaire privée, pour ceux qui le pourront. 

Ce qui se prépare, c’est un régime par capitalisation dont la nocivité n’est plus à démontrer, que ce soit en Angleterre ou aux Etats-Unis où le montant de pensions s’est effondré, ou comme ne Suède avec le système par notation ( - 10%) …

Les représentants du peuple, députés et sénateurs, auraient dû écouter les souhaits des Français et rejeter cette contre-réforme. Au lieu de cela, la majorité UMP-Nouveau centre a voté les choix ordonnés par le Président, les soi-disant centristes du Modem s’étant courageusement abstenus.

Il y a donc un conflit entre la volonté populaire exprimée par les manifestants, les grévistes, approuvée par une large majorité, et les votes exprimées lors des élections présidentielles et législatives.

Sarkozy n‘a pas été élu pour cette contre-réforme, donc le peuple doit s’exprimer et dire par les urnes ce qu’il exprime dans la rue et dans les sondages :

Il faut un référendum, avec une question très simple : oui ou non, approuvez la réforme des retraites du gouvernement Fillon présidé par Nicolas Sarkozy.

Si c’est non, Sarkozy doit démissionner. Ainsi un large débat pourra s’engager sur une autre réforme, comme celle proposée par les parlementaires du Front de Gauche. Ce projet définit de vrais moyens de financement des retraites :

-          la taxation des revenus financiers : 22 milliards d’Euros.

-          L’augmentation des cotisations patronales de 0,25 % ; en effet elles n’ont pas augmenté depuis 13 ans.

C’est cela l’exigence démocratique. Mais ce gouvernement a montré son caractère autoritaire à diverses reprises. Les travailleurs en lutte s’en souviendront, dans les entreprises et dans les urnes

   Allain Graux . (du Parti de gauche en Côte-d’Or) 

28 octobre 2010

(photo pg 57 allain à madagascar octobre 2008)

 

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