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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante du parti de gauche.


ça se passait à Besançon...

Publié le 26 Janvier 2012, 00:00am

Catégories : #front de gauche

... et c'est Nathanaël qui nous raconte.

 

À Besançon, le Front de Gauche lance la Résistance


jlm-besancon.JPG4 500 personnes dans le palais des sports de Besançon ; 4 000 écoutes collectives pour la transmission du meeting sur le site placeaupeuple2012.fr ; au -delà d'un succès numérique, le Front de Gauche offre l'outil de rupture que la classe ouvrière attendait.
« Résistance ! Résistance ! » À peine ce mot prononcé par Jean-Luc Mélenchon, la foule rassemblée au Palais des sports de Besançon le reprend, le scande, pendant de longues minutes. Le Front de Gauche a fait salle comble ce mardi 24 janvier. Une nouvelle fois peut être, mais on ne s'y habitue pas. Au dernier moment, la salle configurée pour 4 300 personnes a été agrandie pour atteindre sa capacité maximale. « C'est énorme! », s'extasie Emmanuel Girod, responsable du PG à Besançon en charge de l'organisation locale. Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à la présidentielle, peut savourer ce retour aux sources, lui qui a fait ses humanités dans la ville universitaire de Franche-Comté. Ce meeting dédié aux syndicalistes CGT et CFDT qui, quelques heures plus tôt à Sochaux comme à Montbéliard, ont bravé les consignes des petits chefs pour rencontrer le Front de Gauche ; cette soirée consacrée à tous « les invisibles », a connu - visiblement - un succès inattendu. L'appel à la résistance lancé à cette occasion bruisse désormais partout en France.
Dans la salle, la jeunesse est particulièrement présente. Au-delà des réseaux militants du Front de Gauche. « Ils sont tous là, les associatifs, les membres des collectifs, les anars ! », explique une jeune militante bisontine du PG. Mais ce qui frappe, outre cette jeunesse, c'est la présence massive de celles et ceux qui ne sont encartés nulle part, que nul ne connaît, qui applaudissent, interpellent le candidat, soulignent leurs accords ou surlignent leurs emportements partagés avec les orateurs.
Il revient à Clémentine Autain, porte-parole de la campagne du Front de Gauche, d'ouvrir ce meeting. Posée, le verbe clair et la parole forte, elle précise les objectifs du rassemblement : rendre leur dignité aux ouvriers, aux travailleurs pauvres, quand 50 % de la population active gagne moins de 1 900 euros par mois. « L'invisibilité du monde du travail, voilà contre quoi nous nous battons ! », martèle Clémentine. Parce que ce sont ceux qui souffrent et ceux qui luttent que les bien pensants ne voient pas. La finance, elle, a un visage et même une adresse, rappelle Jean-Luc Mélenchon : « C'est Standard and Pauvres, 40 rue de Courcelles à Paris ». Eclats de rire et de colère mélangés dans le public.
Le Front de Gauche continue à hausser le ton, en rapport avec la réalité. « Ils nous attaquent avec des haches », explique Pierre Laurent, « on ne va pas se défendre avec des sabres en bois. » Quelques instants plus tôt, le président du conseil de campagne, a mis en lumière le systématisme de la violence déchaînée contre le monde du travail : « Nous sommes tous des délocalisés en puissance ! Mais ceux qui délocalisent sont toujours les mêmes ! » La foule bouge, les applaudissements crépitent, coupant l'intervenant.
Dans ce contexte, « le Front de Gauche, seul, dit qu'il refuse l'austérité et qu'il organisera la relance en augmentant les salaires », précise Jean-Luc Mélenchon en continuant les propos tenus par Clémentine Autain sur la nécessité du SMIC à 1 700 euros. Et le candidat de rappeler : « Le programme du Front de Gauche, puisqu'on nous demande tout le temps combien il coûte, va rapporter 195 milliards d'euros ». Le salaire maximum, le rattrapage fiscal (qui existe aux Etats-Unis) consistant à imposer les Français percevant des revenus à l'étranger comme s'ils les touchaient en France, sont quelques-unes des mesures qui permettront de rapporter de l'argent à l'État. De son côté, Marine Le Pen propose que ce soit l'État qui verse 200 euros par mois aux smicards, « parce que la hausse du SMIC ne doit pas peser sur les entreprises » : « Marine Le Pen c'est " donne-moi ta montre, je te donnerai l'heure " », raille Jean-Luc Mélenchon.
À tous ceux qui se posent la question de savoir si c'est possible, le candidat du Front de Gauche répond d'ores et déjà : « Si le bulletin de vote le décide, cela s'appliquera, par la loi. De gré ou de force ! » Dans la salle, les « Résistance ! Résistance ! » fusent. Aussi désordonnés que spontanés. Les « invisibles » ont leur outil politique. Ils ont aussi un visage, celui de Vincent Adami, ouvrier syndiqué de Peugeot qui a tenu tête la semaine passée à l’héritière rentière de Montretout. Clémentine Autain peut résumer le sentiment général : « En avril prochain, nos rêves rentreront dans les urnes avec un sacré fracas ». La gauche est de retour, la résistance est en marche.
Nathanaël Uhl

(photo rémy blang besançon le 24 janvier 2012)

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