Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante du parti de gauche.


sur la route du Tour épisode 2

Publié par prs 57 sur 18 Juillet 2007, 11:34am

Catégories : #histoires et histoire

Le tour 2

Tous (ou presque) les grands auteurs ont écrit sur le Tour. Faut être un peu rabat-joie pour ne pas aimer ce spectacle. Plein de gars tout en couleurs, de la musique, une caravane de folie, les jeunes, maintenant, ils diraient que du bonheur ! Il y a  eu des cadors qui ont commenté les étapes. Tiens, ces jours-ci, si je me souviens bien, ça devrait être le président himself qui s’y colle ! On va voir ce que ça donnera, pour ma part, je ne le vois pas plus en journaliste sportif que je ne l’imaginais en président de la république… mais je ne suis pas bon juge ! Parmi les grands anciens, Blondin, évidemment, mais aussi et surtout Albert Londres. Et puis, Éric Fotorino, du Monde, qui s’était coltiné toutes les étapes deux ou trois jours avant les vraies. On lisait ça avec passion, chaque jour, c’était épique. Il y a aussi Christian Laborde, c’est un type du Sud-Ouest, avec l’accent qui correspond, façon j’aime la vie. Il a sorti un « Dictionnaire amoureux du Tour de France » chez Plon, très très sympa. Deux extraits un peu marrants, vous verrez, le deuxième, on n’en sortira pas de l’Histoire avec un grand H !

 Napoléon Paoli

L’étape est remportée par Firmin Lambot et le Tour par Philippe Thys.
 Le mercredi 7 juillet 1920, Philippe Thys, maillot jaune, Hector Heusghem, Nicolas Amenc, le sieur Raboisson et tout le peloton quittent Bayonne. Ils rejoindront Luchon en escaladant l’Aubisque, le Tourmalet, l’Aspin et le Peyresourde. Il fait nuit et Napoléon Paoli s’enfuit. Au bout de 80 km d’échappée solitaire, il heurte de plein fouet un âne et se retrouve à califourchon sur le bourricot, le buste penché en avant, la tête à quelques centimètres, non pas de l’encolure, mais de la queue de l’animal. Sur cette monture et dans cette posture, Napoléon n’a rien d’un empereur.

 

Cherbourg

De son vélo à peine sorti, François Faber file prendre une douche à l’hôtel, à Cherbourg, le mardi 1er juillet 1913. Nickel et revigoré, il rejoint sa piaule à poil et, dans le couloir, tombe nez à nez avec un homme qui, le voyant pousse un cri et se fend aussitôt d’un sourire amusé. L’homme porte une belle barbe. C’est Jean Jaurès venu à Cherbourg donner une conférence.

 
(où il apparaît donc que contrairement à une légende tenace, les hôtels de Cherbourg possèdent des douches depuis bien longtemps, et que voilà une ville bien fréquentable, puisque, d’une part j’y ai passé ma toute petite enfance et que même Jean Jaurès… quant à ce Napoléon Paoli, les années ont oublié jusqu’à son nom, mais remercions ici Laborde de nous l’avoir réveillé ! François Faber, l'exhibi de Cherbourg, ce gars-là est mort à la guerre, deux ans plus tard...Le vélo, décidément, ne protège de rien...) brigitte  blang prs 57

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents