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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante du parti de gauche.


14 Juillet à Paris

Publié par prs 57 sur 15 Juillet 2007, 11:34am

Catégories : #prs57

Je vous raconte mon week-end ?

Le premier 14-Juillet en Sarkozie, tu penses bien, j’allais pas louper ça… Pour commencer en beauté, une « petite » rando de 28 bornes, dans Paris, on part de la Porte Dauphine pour arriver en plein bois de Vincennes. Tout ça en passant dans des endroits tout à fait charmants, villages parisiens, de tous les genres, depuis Passy jusqu’à Bercy, petits crochets par le Luxembourg, ses ruchers, les Arènes de Lutèce, le Jardin des Plantes et sa pépinière, le jardin-école de Bercy. Pris le temps de m’arrêter avenue Frédéric Le Play, salut d’usage à notre Président, le seul président socialiste élu à ce jour au suffrage universel. Une pointure, faut dire… J’en connais, ils (elles ?) peuvent s’accrocher pour lui arriver au quart de la cheville. Pas vous ? Un autre moment, plus étrange, et enrobé d’ésotérisme : un monument érigé pas bien loin de la tour Eiffel, sur le Champ de Mars, à gauche en descendant, planté là depuis 1989. Drôle de chose… Impossible de trouver de quoi il s’agit. Quelques statues l’entourent, et sur les flancs, des sculptures, dont certaines te rappellent vaguement des souvenirs lointains. Si quelqu’un sait quelque chose…


 Le soir, concert géant à la Bastille, concert multicolore, concert sous le signe de l’Afrique. Tout ce que cette musique compte de talents était réuni là, sous les étoiles, Mori Kante, Alpha Blondy, Souad Massi, Amadou et Mariam, et plein d’autres encore. Tout ça bien sûr absolument gratuit, dans une ambiance chaleureuse, ensoleillée, amicale, fraternelle. Les rythmes africains, ça me fiche toujours le  bourdon, doublé d’une pêche à tout casser. Réminiscence d’un séjour là-bas, aux sources communes  de nos vies à tous, nous les humains. Coup de bol, on avait même la chaleur, pour faire local ! La cora, sous la protection tutélaire du petit génie de la Colonne de Juillet, tout content d’être là lui aussi, prêt à tanguer de bonheur musical. Quel plaisir d’avoir vécu ça en direct !


Le lendemain, le défilé… Je vous entends de loin : « Non ! Elle n’y est quand même pas allée ? » Si ! Comme je vous le dis ! Pour être tout à fait franche, je voulais surtout voir les chevaux, ceux de la Garde Républicaine, dont on m’avait dit le plus grand bien et qu’ils sont les plus beaux du monde. Et puis, Garde Républicaine, là-bas, tout au fond, ça vous a un petit goût de défense de nos institutions. Garder la République, quoi de plus beau, comme symbole ?  Alors, me voilà avenue de Friedland, là où en effet, ils se rassemblaient, les chevaux en question. Pas déçue, la militante. De bien belles bêtes, en vérité, bien sages, toutes rangées en ligne, pas vraiment Bartabas, comme esprit, mais après tout un cheval, c’est un cheval. Pas mal non plus les cavaliers, mais ça, ça doit être le fameux prestige de l’uniforme ! À un moment, tout le monde en rangs, on ne bouge plus, sabre au clair, trompettes, le temps que je me retourne, il était passé dis donc ! Le président… Pas eu le temps de le voir ! Zut ! Quand je pense que j’avais pris le TGV rien que pour ça… C’est bête, hein ?! Me suis consolée l’après-midi à la mairie du XIème. Concert de la musique de la Flotte. Pour une fille de la mer exilée en Lorraine, ça marche toujours ce genre de prestation. Bâchis, cols bleus, c’est mon enfance qui me saute au souvenir. Merci à Georges Sarre d’avoir pensé à me faire ce cadeau ! Et puis le soir au même endroit, un chouette bal, comme partout dans Paris. Un orchestre de folie, et là le mot est faible. Des gars et des filles, artistes complets, qui t’ont animé ça de mains, de voix et de guibolles de maîtres. Chanteurs, danseurs, acteurs, imitateurs, des costumes à tomber, des talents  magistraux. Et quand on pense à ce qu’on montre à la télé…

Pour terminer ce week-end festif, il fallait tout de même un moment de gravité, le calendrier s’y prête, et on y reviendra. Direction le mémorial de la Shoah, en plein Marais, rue des Justes. Si vous ne connaissez pas, allez-y et si vous connaissez, retournez-y. C’est indispensable, à qui est trop jeune pour avoir côtoyé l’horreur et à qui est dans l’âge de s’en souvenir. Des murs de photos d’enfants, si petits, si jolis, si doux, si … enfants. De petits enfants qu’on a envoyés à la mort, comme ça, juste parce qu’ils étaient nés. Plein de petites filles, comme ma Lucie, qui n’avaient fait de mal à personne, sauf peut-être de tricher à la marelle, quelque part entre la rue des Rosiers et la place des Vosges… Comment a-t-on pu ? Ici, même si tu n’es pas chiraquien, surtout si tu n’es pas chiraquien, tu te diras : « Sur ce coup-là, chapeau, il a eu raison de rappeler la responsabilité de la police française. »  Et tu repartiras, toi aussi, la honte au cœur d’appartenir à un pays qui a laissé emporter des petits enfants vers ces endroits dont « on ne savait rien » paraît-il…


 Un beau week-end, juste assez bleu blanc rouge, juste assez républicain, juste assez patriote, juste assez responsable… Un très beau week-end, c’est vrai.

brigitte blang prs 57

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