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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante du parti de gauche.


c'est La Tribune qui le dit...

Publié par prs 57 sur 9 Juillet 2007, 00:23am

Catégories : #école

SOURCE : La Tribune 5/7/7 http://www.latribune.fr/info/Educat...

Fonction publique Education : Bercy souhaiterait supprimer 17.000 postes.

Le gouvernement viserait 17.000 suppressions de postes en 2008, soit bien plus que les 10.000 évoqués récemment par le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos. La Défense, les Finances et l’Intérieur seront aussi très concernés par les suppressions de postes. Le ministre de l’Education nationale avait qualifié lundi de raisonnable le chiffre de 10.000 postes qui ne seraient pas renouvelés l’an prochain dans le secteur dont il a la charge.

Dans son édition de ce jeudi, le quotidien économique explique que l’Education nationale contribuera pour "une bonne moitié" aux efforts demandés par le gouvernement, qui souhaite ne pas remplacer un départ à la retraite sur deux dans la Fonction publique dès 2008. Viendront ensuite la Défense avec 6.000 départs, les Finances avec 3.000 postes supprimés devant l’Ecologie (ex-Equipement) avec 1.700 suppressions et l’Intérieur avec 2.500 départs.

Le Premier ministre, François Fillon, a confirmé mardi soir que l’objectif du gouvernement était de supprimer "grosso modo" 35.000 postes de fonctionnaires l’an prochain.

Interrogé sur le chiffre de 10.000 fourni par Xavier Darcos, le chef du gouvernement avait laissé entendre que le nombre de suppressions de postes pourrait être supérieur : "C’est un chiffre qui a été jeté comme ça en l’air (...) C’est un ordre de grandeur, si on veut" avait-il déclaré.

Les chiffres définitifs seront confirmés au moment des lettres plafonds qui partiront de Matignon au lendemain du débat d’orientation budgétaire, inscrit le 16 juillet à l’agenda de l’Assemblée nationale.

De deux choses l’une, ou bien ils recommencent leurs effets d’annonce, comme ils l’avaient déjà expérimenté par le passé, c’est-à-dire, on lance un GROS pavé dans le mare et on attend un peu. Si ça ne bouge pas trop, on met en œuvre, si ça remue on recule… Ou alors, simplement, ils ont décidé de mettre la Fonction Publique à genoux. Ils commencent par l’école, pendant les vacances, c’est de bonne guerre ! Y a personne pour rétorquer, et puis, une grève des profs en plein mois de juillet, ça ferait un peu rigoler, non ? Après, la Défense, l’Intérieur, ouais… Tu vois ça, des manifs de bidasses et d’agents en uniformes ? Mais finalement, pourquoi pas…  Ce qui va bien aussi, c'est le vocabulaire employé, le "grosso modo".  Quel insupportable mépris!  Eh toi, là-bas, le gamin qui es tout au fond du fond de la classe, assis sur  la trentième chaise, t'es plutôt grosso, ou modo? Et toi, le prof de Dunkerque, ou Cassis, à qui on va demander d'aller voir plus loin, tu vas bien? Et vous les assistants d'éduc, si indispensables à la bonne marche du zinzin, vous les sentez comment le grosso et le modo?  Bref, ça continue, on s'enfonce, on creuse, on creuse, on creuse surtout les inégalités, d'ailleurs... Rêvez, doux utopistes, qui croyez encore à une école des chances partagées, une école où on vient sans angoisse, qu'on soit grand ou petit, une école de qualité, une école de la République, en un mot... Rêvez, je rêve avec vous. Sans grandes illusions, faut-il le dire? Qu'est-ce qu'ils vont en faire de notre école? Quand on aura de moins en moins de moyens, il y aura de plus en plus de problèmes. Ils auront des arguments pour dire que c'est nul et que ça ne marche pas. CQFD. Pas trop bête, comme principe.
prs57

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