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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante du parti de gauche.


Billet d'humeur, de très mauvaise humeur !

Publié par prs 57 sur 4 Juillet 2007, 10:11am

Catégories : #prs57

 Revoilà la grande saison des soldes ! Cette année, c’est la fonction publique qui s'y colle… On nous annonce le non remplacement de 30 à 40 000 fonctionnaires, parmi lesquels bien sûr, ceux qui donnent le plus… à votre avis ? Bingo ! Les enseignants ! Le ministre annonce aux alentours de 10 000 le nombre de postes supprimés. Dit comme ça, déjà, tu vois bien, ça fait deux fois la population de ton patelin, pour peu que tu loges dans un chef-lieu de canton de base. Mais en réalité, ça fait quoi, 10 000 enseignants en moins ? Trois fois rien, figure-toi, puisque, dans le même temps, les effectifs prévus par le ministère (par le ministère, on a bien lu, pas par les syndicats, dont on sait très bien qu’ils truquent les chiffres à qui mieux mieux !), les effectifs d’élèves, disions-nous, augmentent. Oui, augmentent, comme prévu, d’ailleurs, nulle surprise là-dessous… Alors, en gros, si on résume : plus d’élèves, moins de profs. Ça vous va, comme bilan ? Nous, on se disait naïvement, du temps où les effectifs baissaient : bonne pioche, ça va nous donner un peu d’oxygène, de l’air dans les salles, les tables moins serrées, les gamins à l’aise, on pourra changer le rangement, faire des cercles, des groupes, les « au point » qui aident les moins avancés, des travaux plus détendus… Tiens, t’as qu’à croire ! Il dit quoi, le ministre, pour faire passer la pilule ? Pas grand’chose, fatalement, qu’est-ce qu’il pourrait bien inventer pour justifier ça ? Si, pourtant, voilà ce qu’il nous explique :« Si nous obtenons que des professeurs, dans le cadre de la réflexion sur leur métier, acceptent d'être moins nombreux mais d'avoir un temps de travail différent, volontaire, évidemment, grâce à des volants d'heures supplémentaires importants, nous pouvons sans doute trouver des ajustements. »  Ajustements ? Va falloir compter maintenant avec les « ajustements »… L’ajustement, c’est que le ministère de l’Éducation nationale ne « s’abstiendra pas de participer aux économies d’emplois publics » Faut qu’on m’explique, d’un côté, on veut une école de qualité, avec des résultats et plein de beaux diplômés qui trouvent du boulot rien qu’en se baissant, de l’autre, on rabiote les fonds de caisse, on coince trente élèves par classe sans dédoublements. Égalité des chances, où te caches-tu ? Priorité à l’avenir, ne te sauve pas ! Bonheur d’apprendre, reviens ! Quelque chose m’échappe, sûrement. En tous cas, ce qui ne vous aura pas échappé, c’est la date choisie pour annoncer la bonne nouvelle : fin juin ! D’ici septembre, le soleil aura passé là-dessus, ce sera un peu enfoui dans les châteaux de sable, et les ballades. Hum ! Le soleil ? Pas sûr, sauf si tu mets le cap au Sud !!! Là, chez nous, on ne risque pas d’oublier ! Il va nous falloir économiser l’énergie cet été parce que la rentrée risque d’être sportive.

Hier, on a encore eu droit à la diatribe anti-grève, de la part du président. À Marseille, ce coup-ci, parce que non seulement il s’occupe de tout tout tout et le reste, mais en plus il voyage ! Ce type, c’est le génie d’Aladin, garanti ! Toute la panoplie, il a ressorti : et les pauvres non-grévistes qui ne peuvent pas aller bosser, et que je t’en remette une louche sur les usagers « otages »… (Otages ! J’aime ça, quand ils font dans l’outrance verbale ! Ils savent à quoi ça correspond, être otage ? ) et que j’en rajoute dans l’obligation de se déclarer gréviste deux jours avant le mouvement social, et surtout, surtout, le rappel qui va bien : les jours de grève ne seront plus payés. Redisons-le haut et fort : lorsqu’on fait grève, on n’est pas payé, et zut ! Stop, de raconter n’importe quoi ! Si l’un d’entre vous a déjà été payé un jour de grève, qu’il le dise, on demande à vérifier. Marre de la désinformation, des racontars, des bla-bla à tort et à travers… Plein de citoyens de toute bonne foi vont finir par le croire, puisque c’est lui, désormais, qui écrit LE texte sacré, celui du très fameux, très attendu « service minimum ». Son obligation de déclarer 48 heures à l’avance que tu seras en grève, on a testé pour vous. On avait un adjoint comme ça, dans le temps. Il exigeait la liste de grévistes l’avant-veille des mouvements. Au début, on s’est laissé faire, jusqu’au jour où on s’est rendu compte qu’il « arrangeait » l’emploi du temps des profs non grévistes, dis donc ! Ils se partageaient les quelques gamins présents, et se retrouvaient chez eux une demi-journée, peinards, mais payés, eux, du coup ! Pas de ça, Lisette, qu’on lui a dit à Machin, et ça a été terminé, cette affaire ! La grève, c’est un droit, mes camarades. Nous nous battrons, s’il le faut pour le préserver, qu’on se le dise, y compris à l’Élysée… À bon entendeur…

brigitte blang prs 57

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