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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante du parti de gauche.


la droite dure au perchoir

Publié par prs 57 sur 1 Juillet 2007, 00:23am

Catégories : #prs57

Le député UMP de Haute-Savoie est élu sans surprise président de l’Assemblée.

Au nom de l’UMP, Bernard Accoyer prend le perchoir. Longtemps, le député de Haute-Savoie a espéré être au sommet de l’État. Il en sera le quatrième personnage. Pourtant, il revient de loin. Maire RPR d’Annecy-le-Vieux depuis 1989, il se rallie à Jacques Chirac dès son accession à l’Assemblée nationale en 1993. Au plus fort de la contestation sociale, en 1995, l’oto-rhino-laryngologiste de formation encourage la surdité du gouvernement Juppé. Après la réélection de son champion en 2002, la rumeur savoyarde le donnait ministre de la Santé. Mais il n’était qu’un soutien parmi d’autres : Jacques Chirac choisit d’en récompenser de plus indispensables. En 2003, Bernard Accoyer est nommé rapporteur du projet de loi sur la réforme des retraites, initié par François Fillon. Depuis qu’il a pris la direction du groupe UMP, en mai 2004, il a choisi Nicolas Sarkozy.

 Avant de devenir président de groupe, Bernard Accoyer était surtout connu pour ses dérapages dans l’hémicycle. Lors du débat sur le PACS, en novembre 1999, il n’a pas hésité à dire brutalement ses convictions : « Dans un couple homosexuel, il y a un dominant et un dominé. » Dans le même registre ? « L’État a naturellement vocation à privilégier les couples hétérosexuels, mariés ou non, qui, seuls, peuvent assurer le renouvellement des générations. L’État n’a évidement pas le même devoir envers les couples homosexuels et les personnes isolées mais certains lobbies sont manifestement plus influents auprès de l’actuelle majorité que d’autres... » Marié, trois enfants, il signait en septembre 1993 une proposition de loi, mise en avant par le Front national : la création d’un salaire parental pour « faire augmenter la natalité en incitant les femmes à quitter leur emploi pour élever leurs enfants ». En 2001, lors du débat sur la proposition de loi visant à commémorer le cessez-le-feu en Algérie, il n’a pas hésité à insulter Jean-Pierre Brard, député apparenté communiste de Seine-Saint-Denis, qui rappelait que « plusieurs milliers d’Algériens, alors officiellement citoyens français, sont descendus dans la rue pour manifester pacifiquement en faveur de la paix et de l’indépendance de l’Algérie ». « Voix de Moscou (...) Totalitaire ! Malade ! », s’est exclamé Accoyer. À se demander s’il exécutera sa tâche de président de l’Assemblée nationale avec la dignité qu’elle mérite...

Grégory Marin  dans l'Huma

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