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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante du parti de gauche.


revue de détails

Publié le 27 Août 2009, 23:01pm

Catégories : #un petit tour chez les socialistes

1) Réaction d’Olivier Dartigolles (PCF)

PCF : les ténors du PS offrent « un spectacle désespérant et dangereux »

« Alors que la politique libérale de Nicolas Sarkozy a frappé très durement tout l’été, la gauche a besoin d’un rassemblement clair et combatif. Face à la gravité de la situation, le spectacle donné, ici par une alliance d’une partie de la gauche avec une partie de la droite, là-bas par le casting pour 2012 sur fond d’inflation des égos à défaut des idées, est désespérant et dangereux », estime-t-il sans citer de noms.

« Il y a une sorte d’irresponsabilité qui, semaine après semaine, gagne du terrain, comme s’il était aujourd’hui possible de totalement s’affranchir de règles, de principes et de valeurs. Combien sont aujourd’hui celles et ceux qui, à la vue de ces gesticulations médiatiques, se disent tout simplement : Il n’est pas question de ma vie, de mes difficultés pour m’en sortir, de l’avenir de mes enfants, de ma crainte de ne pas pouvoir y arriver ? », s’interroge M. Dartigolles.

« Le Parti communiste va poursuivre la démarche engagée lors des élections européennes. Celle d’un rassemblement de la gauche, à partir d’un projet réellement transformateur, d’une démarche ouverte aux femmes et aux hommes de progrès, pour une alternative politique à la hauteur des enjeux de la période » ajoute-t-il.

 

2) Réaction d’Olivier Besancenot (NPA)

 La réunion de Peillon : « manœuvres »

Olivier Besancenot a ouvert la première université d’été du NPA à Port-Leucate (Aude) en affichant sa volonté de bâtir « un rassemblement anticapitaliste » face à un camp de centre gauche. Au lendemain des journées d’été, à Marseille, du courant PS de Vincent Peillon qui a réuni un casting œcuménique allant de Robert Hue (PC) à Marielle de Sarnez (Modem) en passant par Daniel Cohn-Bendit (Verts), Besancenot a répliqué : « Les grandes manœuvres commencent. Il y a une espèce d’union de centre gauche qui va commencer à voir le jour entre ce qui sortira du PS, les Verts d’Europe-Ecologie et le Modem, plus ce qu’ils pourront grappiller dans la gauche radicale. »

Un schéma qui, selon le leader du NPA, justifie la stratégie d’« indépendance totale » de son parti à l’égard du PS. Si un rassemblement PS-Verts-Modem « voit le jour, ce sera la fin d’une conception du mouvement ouvrier tel qu’on l’a connu pendant plus d’un siècle », a-t-il conclu.

 

3) Hamon (PS) : « Je ne conçois aucune alliance avec le MoDem »

Vincent Peillon et d’autres remettent sur le tapis l’alliance avec le MoDem. Y êtes-vous toujours hostile ?

La question a été tranchée au congrès de Reims. La majorité autour de Martine Aubry s’est construite autour de la priorité au rassemblement de la gauche et du refus de toute alliance avec le MoDem. Si le MoDem fait des choix de fond qui l’amènent à se reconnaître dans notre famille politique, la gauche, il n’y aura pas de difficulté. Mais tant qu’il garde son orientation libérale actuelle, je ne conçois aucune alliance nationale avec lui. Pas par sectarisme mais par cohérence politique.

Même au niveau régional ?

Pas d’alliance au niveau national mais dans les régions ? Les électeurs n’y comprendraient rien ! Arrêtons l’hypocrisie au PS ! Si certains sont en accord avec les orientations libérales, qu’ils le disent au lieu de prétexter vouloir garder des régions en s’alliant avec le MoDem. A chaque fois que le PS a été confus, il a perdu des électeurs.

Europe Ecologie et les Verts présenteront leur liste au premier tour…

Je respecte ce choix mais je le regrette. Tous ceux qui, d’Olivier Besancenot à Dany Cohn-Bendit, parlent du rassemblement de la gauche mais qui commencent par accentuer son morcellement en faisant bande à part nous éloignent de la victoire en 2012. L’électorat de gauche réclame l’unité à cor et à cri. A Nicolas Sarkozy qui réussit l’unité à droite et la complète même avec le ralliement de Philippe de Villiers et des chasseurs, la gauche oppose encore ses logiques partisanes. C’est d’autant plus désolant que les conseils régionaux sont depuis 2004 cogérés souvent de manière harmonieuse avec nos partenaires.

Martine Aubry a-t-elle raison de garder le silence malgré cette polyphonie ?

Oui. La rentrée de la première secrétaire, c’est La Rochelle. Martine Aubry n’a pas à s’aligner sur l’expression des courants plus ou moins minoritaires du PS.

Le Parisien

 

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