Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante du parti de gauche.


embrassons-nous, Folleville!

Publié le 23 Août 2009, 23:12pm

Catégories : #un petit tour chez les socialistes

À Marseille, grand amour entre Vincent Peillon, son courant socialiste, Cohn-Bendit, Robert Hue et le MODEM

 

Nous sommes dans une période où de nombreux dirigeants de la gauche française font tout pour brouiller les repères politiques de leurs électeurs. Leur carrière personnelle constitue leur unique préoccupation.

Le chef d’orchestre de cette opérette s’appelle Daniel Cohn-Bendit revenu d’un gauchisme infantile et attaché maintenant aux vertus du capitalisme teinté de vert pâle.

Parmi les acteurs principaux, notons :

* José Bové : « Il faut qu’on soit capable de rassembler toutes les forces écolos de gauche et démocrates ».

* François Rebsamen (maire de Dijon) dont le poids est très important au PS et en particulier dans les réseaux Royal et Hollande. « C’est un moment historique pour notre pays. »

* Jean-Vincent Placé, numéro 2 des Verts : « Si la gauche est d’accord, nous n’excluons pas de nous ouvrir aux humanistes et aux démocrates »

* Robert Hue favorable à un « compromis historique » avec le MODEM qui rappelle que sa majorité municipale de Cormeilles-en-Parisis comptait « des élus de sensibilité MoDem ». « Il y a des millions de gens qui n’intégreront jamais nos partis politiques d’origine si nous ne bougeons pas. Nous avons l’obligation d’aller au-delà. »

* Corine Lepage, ex-ministre de Juppé, dirigeante du MODEM et passionaria de nombreux « républicains » parisiens qui veut « dépasser ce que tous, nous traînons derrière nous » en abandonnant « vieilles recettes et alliances d’appareil ».

* Jean-Luc Benhamias, déjà passé des Verts au MODEM

* peut-être Christiane Taubira du PRG

Cela fait déjà du beau monde.

Quant à l’héroïne inattendue de cette opérette, elle se nomme Marielle de Sarnez, bras droit de François Bayrou. Entrée en politique avec Ladislas Poniatowski parmi un courant lié à l’extrême droite : les jeunes Républicains Indépendants, la voici invitée et applaudie par une assemblée de militants socialistes à Marseille, la voici à la tribune aux côtés de Robert Hue.

C’est en tout cas Marielle de Sarnez qui a l’honneur de parler en premier. « Nous venons d’horizons divers, reconnaît-elle. Nous partageons la même inquiétude pour notre pays. Et nous portons le même jugement sur le pouvoir en place. Nous n’aimons ni sa façon de faire ni sa façon d’être. » La salle exulte. La députée européenne poursuit : « Tous ceux qui n’ont pas renoncé (...) à l’idéal républicain ont à faire ensemble. (...) Ensemble. Pas les uns sans les autres. Et pas les uns contre les autres. » Standing ovation. Rebsamen : « Tu vois Marielle, je t’avais dit que tu serais bien accueillie ! Il faut dire que t’as mis la barre à gauche. »

Aurait-elle accepté de protéger la retraite à 60 ans ou la Sécurité sociale, ou défendre l’enseignement public et les services publics, ou rattraper le Smic à 1600 euros, ou reconstruire le code du travail, ou contrôler les licenciements, ou redistribuer les richesses ou … ?

Que non ! Ce sont les socialistes invitants et leur animateur Vincent Peillon qui ont complètement raboté leur programme pour le rendre acceptable par Marielle et François (Bayrou).

La gauche n’a rien à gagner à se laisser avaler par la couleuvre Bayrou comme la gauche italienne s’est laissé avaler par la couleuvre Prodi. Nous devons construire à la fois :

* un rapport de force du mouvement social

* l’unité et l’écho de la gauche de transformation sociale

* un projet majoritaire de gauche sans le MODEM

Jacques Serieys

 

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents