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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante du parti de gauche.


la liberté, vue par Georges de l'Aveyron

Publié le 23 Avril 2009, 23:01pm

Catégories : #à gauche - toutes !

 Le balancier de l’histoire sociale est allé à droite, très à droite.

Les causes en sont multiples :

- Un relevé de la tête de la vieille droite d’avant-guerre et ensuite collaborationniste pétainiste.

- Après la guerre, profil bas : on devient gaulliste, le mot droite est effacé, sauf pour les extrêmes et d’autres (Tixier-Vignancourt et son successeur Le Pen).

J’ai dû attendre le début des années 80 avec la levée des boucliers contre Savary pour entendre les ex-gaullistes sortir du bois et se revendiquer de droite ! Jusqu’à cette période grand silence: la période de collaboration étant encore trop présente dans les esprits ! Le balancier ensuite va progressivement se déplacer de gauche à droite : les idées, les pensées progressistes vont fondre et progressivement les socialistes au pouvoir vont lâcher. La jeune énarchie PS va peser en son sein sur le glissement des idées. On va revaloriser le patronat, l’esprit d’entreprise, la banalisation des nécrophages (Tapie).

La droite va s’attaquer à faire sauter les verrous (1986 Chirac premier ministre demande la fin de l’autorisation administrative de licenciement, soi-disant pour créer 1 million d’emplois) Aucun emploi ne sera créé, mais le verrou a sauté !!!

Que la Gauche soit au pouvoir ou la droite, les deux parties vont contribuer au glissement des mentalités vers la droite.

Un triste exemple : les 35 heures, idée vraiment socialiste au départ. En effet si on avait imposé 35 heures payées 35h, on aurait partagé le travail et créé 2,5 millions d’emplois. Le partage du travail aurait favorisé la solidarité contre l’individualisme.

L’État avait les moyens de compenser les pertes de salaires, envers les salaires du bas de l’échelle !

Le problème des retraites et du financement de la SS était réglé. De plus les inégalités concernant les différents SMIC de l’époque ne seraient pas apparues ! Comment ne pas favoriser la division lorsque des salariés d’une même entreprise partent en RTT et que les autres récemment embauchés n’en bénéficient pas ?

Les syndicats individualistes et corporatistes n’y ont vu que des congés supplémentaires. La ministre de l’époque Martine Aubry a fait preuve de lâcheté en remettant la décision finale aux négociations avec les syndicats. Il fallait imposer la solidarité et compenser sur les salaires d’une façon dégressive avec les économies réalisées sur le RMI.

Les accords d’entreprises ne seraient pas venus bloquer les évolutions de salaire. La main-d’œuvre devenue rare, les patrons auraient été obligés de satisfaire les revendications salariales.

De ce fait plus de salariés, plus de syndiqués, ce qui aurait amené des négociations nationales et non entreprise par entreprise (ce qui pénalise gravement les salariés des PME, seuls devant le patron).

En échouant ainsi sur une idée de solidarité, nous avons accentué le mouvement du balancier vers la droite.

Nous étions peu nombreux à cette époque à défendre ces idées là ! Et maintenant nous pouvons et nous devons faire revenir le balancier vers la gauche, notamment en défendant le premier mot figurant sur notre devise républicaine : LIBERTE

Ce mot est en train de nous échapper. On nous parle de liberté d’entreprendre, de liberté de circulation des capitaux (en fait d’avoir la liberté d’exploiter et d’asservir les peuples) !

Nous devons défendre notre liberté d’accueil de personnes sans papier (Souvenons-nous de la chasse aux Juifs pendant l’occupation nazie). Il n’y a pas de différence de solidarité entre le soutien à un Juif réfugié ou à un Malien réfugié !

La démarche du gouvernement actuel est identique à celle de Vichy. Sur les séquestrations d’entreprises : comment ne pas admettre (quand on a épuisé toutes les négociations, que l’entreprise fait des bénéfices parfois colossaux) la désespérance des salariés confrontés à un mur. Les salariés ne sont pas des terroristes mais ils connaissent les fausses promesses (CONTINENTAL- MITTAL etc.).

N’est-ce pas un crime de mettre au chômage et de projeter dans l’exclusion des gens et des régions entières ? Provoquer la perte du toit et entraîner des familles entières dans la déchéance ?

La séquestration dans ce cas n’est pas un délit, mais une défense des libertés élémentaires de vie.

Georges Courbot le 22.4.2009

 

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