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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante du parti de gauche.


Comme dirait Queneau

Publié le 20 Avril 2009, 23:00pm

Catégories : #billets d'humeur

Tu causes, tu causes, c’est tout ce que tu sais faire…

C’était une citation d’un grand bonhomme et qui nous fit bien rire, avec ses bouquins et ses « petites phrases » comme on dirait maintenant. Raymond Queneau, donc, dans Zazie. Ce serait bien un perroquet qui répète ça tout le long de l'histoire, non ? Pourquoi je vous parle de Queneau ? Pour pas grand-chose, en vrai. Simplement parce que la couleur des infos m'a immédiatement amené cette phrase à la mémoire. L’actualité très importante, la plus importante si j’en crois les gazettes parlées, écrites, ou filmées. Mâme Royal a encore dit des âneries. Et ça rend ses copains tout chose. Mâme Royal après avoir fait dans la grand messe électorale, donne dans la repentance, à présent. Mâme Royal se mêle de la vie de son pays, comme plein d’autres me direz-vous. Certes. Mais comme toujours, elle fait ça avec une telle élégance, une telle discrétion que le monde entier va bientôt nous l’envier, voire nous l’enlever. (Chiche !) Je ne vous narre pas l’affaire, ça fait trois jours qu’on ne parle que de ça. Mâme Royal présente ses excuses à son nouveau meilleur ami, Monsieur Zapatero soi-même, lequel aurait été un brin chahuté par sa seigneurie Nicolas Sarkozy, qui le trouverait d’une intelligence moyen-moins. Vous me direz, ce n’est pas bien poli, pour un président, de traiter ses petits camarades de jeu. Mais d’abord, qui a dit que ce monsieur Sarkozy était poli ? Mais surtout, si Mâme Royal se met à présenter ses excuses chaque fois qu’un gros mot tombe de la bouche de l’époux de Carla Bruni, on n’a pas fini de l’entendre. Et c’est là qu’on en revient à Queneau. Tu causes, tu causes, c’est tout ce que tu sais faire… Malheureusement oui. C’est tout. Il ne vous aura pas échappé par ailleurs la délicatesse du porte-parole de l’UMP, qui lui a conseillé d’aller se faire soigner, ni la confusion des socialistes, qui sont bien embêtés avec, et qui s’épuisent à trouver comment contourner le problème, la dame, et aussi les questionneurs qui eux ne les loupent pas ! « Non, non, c’est pas ma copine » ce genre, vous voyez ? Ou encore : « Elle n’aurait peut-être pas dû dire ce qu’elle a dit, puisque déjà, il n’est pas vraiment certain que le président ait dit ce qu’on a dit qu’il avait dit… » En même temps qu’à Queneau, c’est irrésistible, vous pensez à Coluche, fatal !

 Nous disions donc, ça fait trois jours qu’on ne parle que de ça. Ça ne reniflerait pas un peu l’enfumage, ou je me trompe ? Dîtes moi, et si c’était une astuce du duo de choc Ségo-Nico, histoire qu’on parle d’autre chose que des européennes ? Ou du 1er mai qui arrive ? 

brigitte blang

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fmds21 22/04/2009 08:17

Oui Brigitte nous mettons et nous mettrons les mains dans le cambouis pour que ça change. La révolution démocratique ne peut passer que par les urnes. Le grand soir qu'elle illusion, qu'elle fumisterie exitsentielle. Alain

brigitte blang 21/04/2009 16:11

Certes, des divergences essentielles de points de vue sur la question de l'Europe. C'est même surtout sur ces divergences que nous avons quitté le parti. On ne va pas refaire indéfiniment le film. Nous disons sur toutes nos estrades que les socialistes ne sont pas nos adversaires. Mais que leur approche de l'Europe ne nous convient pas. Serait-ce un crime grave? Comme celui de dire ce que nous pensons des sorties intempestives de Ségolène Royal. Sorties qui mettent ses propres camarades dans des situations bien délicates. Certains nous le disent. Mais si! Venez nous écouter, vous vous en convaincrez. Que peut-on ajouter d'autre? Qu'il faut aussi écouter ce que disent les travailleurs de ce pays, qui n'ont plus confiance en personne, et qui renvoient la droite et la gauche dos-à-dos. Et c'est bien malheureux. Tout ça pour ça. Que vous soyez électeur ou militant du PS (ou cadre de ce parti, comme je crois l'avoir compris...), vous ne pouvez de toutes façons pas nier que les fidèles sont partis, et bien loin parfois. Et que nous n'y sommes pour rien. C'est bête, hein?Dernière phrase: tenez-vous le même langage aux amis d'Olivier Besancenot? Je ne le pense pas, car lui (ou eux) ne veulent pas se salir les mains aux affaires. À la révolution du grand soir, nous opposons la révolution par les urnes. 

fmds21 21/04/2009 14:37

C'est sa seule façon d'exister on peut en rire mais c'est triste les socialistes bourgeois n'ont rien d'autre à proposer. Disons que le duo s'emploie à masquer la crise lorsque l'on est libéral on fait diversion. Nous disons nous vive le socialisme et le rassemblement de tous les salariés. Alain

Mike 21/04/2009 10:44

Vous pouvez parler! Vous même, si j'en en crois la presse de ce matin, ne cessez de vous en prendre à vos anciens camarades du parti socialiste, et voulez nous faire croire que l'efficacité passerait par le votre d'une liste Mélenchon-PC! Battre Sarkozy et la droite ne passe pas par la critique en règle du PS! Prenez-vous en donc plutôt à l'UMP et faites barrage à la droite, à côté du PS. N'éparpillons pas les voix du peuple de gauche. Seul une bonne progression du PS est de nature à faire trembler le pouvoir en place. Ce rasemblement nécessaire derrière le PS nous devrons aussi l'avoir pour les échéances locales à venir, cantonales et régionales.

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