" LE SOCIALISME PROCLAME QUE LA REPUBLIQUE POLITIQUE
DOIT ABOUTIR A LA REPUBLIQUE SOCIALE. " Jean JAURES
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Clémentine Autain prône le rassemblement de « l'autre gauche »
Des partisans de « l'autre gauche » française ne renoncent pas à fédérer les différents partis au sein d'une force visant à concurrencer le Parti socialiste.
Sur le thème « qui se ressemble s'assemble », beaucoup se sont retrouvés samedi soir à la Défense, à deux pas du congrès du Parti communiste, pour une soirée destinée à « interpeller » les militants de tous bords.
Parmi eux, Clémentine Autain, ex-adjointe au maire de Paris, qui participera mercredi au lancement d'une « Fédération pour une alternative sociale et écologique » qui veut agir comme un aiguillon.
« C'est un levier pour forcer la main des dirigeants des partis, la politique, c'est un rapport de forces », a-t-elle dit dimanche à Reuters.
« La situation actuelle est incompréhensible, ça n'a pas de sens », ajoute-t-elle par allusion à la création du Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot ou du Nouvel espace progressiste (NEP) de l'ex-dirigeant communiste Robert Hue.
Pour Clémentine Autain, figure antilibérale, cette « multiplicité soudaine » montre bien « qu'il n'y en a pas un qui va réussir à agréger tout le monde. »
Les communistes ont toutefois écarté ce week-end toute fusion au sein d'une nouvelle force lors de leur 34e congrès, qui a confirmé la stratégie de leur dirigeante, Marie-George Buffet.
Nullement découragée par l'échec d'une candidature antilibérale unique à la présidentielle de 2007, Clémentine Autain estime qu'elle a au contraire « crédibilisé l'idée d'un rassemblement. »
Après avoir quitté l'exécutif parisien, la jeune femme avait été annoncée au NPA puis y a renoncé.
« Olivier Besancenot tient un discours clairement de gauche, sans tortiller, et draine une nouvelle génération militante », a-t-elle récemment expliqué dans Libération.
« Mais j'attends davantage d'un parti : qu'il cherche à construire des majorités politiques et donc à travailler et s'allier avec d'autres », a-t-elle ajouté.
Pour Clémentine Autain, le départ du PS de Jean-Luc Mélenchon pour fonder le Parti de gauche a « relancé l'espoir d'un rassemblement plus large. »
Gérard Bon
( photo PRS 57, le 29 novembre, à
Saint-Ouen)
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