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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante du parti de gauche.


en colombie

Publié le 3 Septembre 2008, 23:00pm

Catégories : #ailleurs

En juillet, à Strasbourg, la sénatrice colombienne Piedad Cordoba avait rencontré les camarades de PRS Bas-Rhin et de Moselle. L’Huma nous donne de ses nouvelles.

 

Piedad Cordoba en Amérique latine

Colombie. Médiatrice dans l’affaire des otages des FARC, elle dénonce les manœuvres du régime Uribe.

 

Piedad Cordoba, en tournée en Amérique latine, donne son opinion sur la situation dans son pays. La sénatrice colombienne, qui fut séquestrée avec sa fille par les paramilitaires et dont trois de ses collaborateurs ont été assassinés, a joué un rôle central avec le président vénézuélien Hugo Chavez lors des premières libérations d’otages en début d’année. Ce qui « justifie » que la justice colombienne, à la demande du président Alvaro Uribe, ait lancé une investigation pour ses « liens avec les FARC ».

À Buenos Aires, Piedad Cordoba a affirmé que, « depuis la libération d’Ingrid Betancourt et des trois otages nord-américains, beaucoup de ceux qui avaient des intérêts particuliers, comme la France et les États-Unis, ne donnent plus signe de vie », alors que « le conflit s’étend chaque jour davantage », citant les « prisonniers politiques, les quatre millions de déplacés, les 30 000 fosses communes, les 30 000 disparus et les centaines de personnes assassinées chaque année », ajoutant « ne pouvoir espérer qu’apparaisse soudain celui qui sauverait par les armes », le pays.


Concernant les otages, la sénatrice précise qu’elle intègre un groupe d’intellectuels « tentant de convaincre les FARC de reprendre le dialogue et de communiquer la liste précise de ceux qu’elles détiennent » afin de « s’engager sur la voie politique », car, pour elle, « la dégradation du conflit a provoqué détentions indéfinies et attentats contre des communautés innocentes ». Piedad Cordoba regrette que « la situation ait changé » depuis le début d’année, « compte tenu du fait que le gouvernement colombien a donné un tour belliciste compromettant la possibilité d’un accord de paix ». Elle précise qu’« il est aujourd’hui plus difficile de s’approcher des FARC », ajoutant ne pas être sûre que ces dernières « acceptent la présence de la Croix-Rouge, qui a perdu leur confiance ».


G. D. dans l’Huma (de Buenos Aires, correspondance particulière.)

 

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