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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante du parti de gauche.


lire, par Aurélien Bernier

Publié le 26 Août 2008, 23:00pm

Catégories : #série estivale


Pour la première fois dans son histoire, le système économique est confronté à une crise environnementale qui, par son ampleur, pourrait menacer sa survie. Le changement climatique, présent dans presque tous les médias, est maintenant à l’ordre du jour de la plupart des rencontres internationales, des Nations unies au G8 en passant par les sommets européens.

Mais l’alerte lancée par les scientifiques ne suffit pas à transformer les financiers en écologistes. Dès l’élaboration du Protocole de Kyoto en 1997, les réponses apportées par la communauté internationale se sont inscrites dans une logique néolibérale assumée, dans sa déclinaison la plus caricaturale : en organisant un marché des « droits à polluer ».

Ce livre montre comment la solution du marché s’est imposée sans aucun débat démocratique, dans l’ombre des négociations internationales. Il en décrit les conséquences, et notamment l’apparition d’un nouveau créneau spéculatif (celui des gaz à effet de serre) qui rappelle à la fois le fonctionnement des marchés financiers et le gonflement de la bulle « Internet » à la fin des années 1990. À ceci près qu’il pourrait cette fois s’imposer à tous les niveaux de la société.

Aujourd’hui, le grand public ignore que les mesures qui concernent notamment l’industrie, et qui doivent être déterminantes dans la lutte contre le changement climatique donnent lieu à un détournement de leur objectif : les « droits à polluer » font l’objet d’une spéculation organisée, ils entrent dans la valorisation des sociétés… Une certaine éthique, que d’aucuns espéraient voir s’installer dans les entreprises, semble donc utopique, et la rupture avec le tout-capitalisme encore repoussée.

 


Aurélien Bernier décrit pour la première fois les coulisses d’un secteur émergent, pourtant promis à un avenir radieux, de ses mécanismes jusqu’aux krachs certains : spéculatif et écologique.

Comment venir à bout de la financiarisation totale ?

Avec un peu de courage politique, des choix radicalement différents auraient pu être faits, qui passent nécessairement par la refonte complète des règles du commerce international. Il n’est pas encore trop tard : ils doivent maintenant devenir une revendication prioritaire des citoyens.

 

Membre d’Attac France jusqu’en 2007, président de l’association Inf’OGM, secrétaire national du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP), Aurélien Bernier est chargé de mission dans l’environnement. Il a travaillé pendant dix ans pour l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).

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Un article de Vincent Défait dans l'Humanité du 7 septembre:"Le sous-titre est explicite: "Ou comment le marché boursicote avec les droits à polluer". L'auteur, fin connaisseur des arcanes de l'économie "verte" et militant progressiste, livre une analyse rondement menée et accessible aux profanes.Il démontre comment le recours au marché s'est imposé pour résoudre le défi du changement climatique. Et comment ce même marché fait preuve d'une efficacité toute discutable en la matière. On est ainsi estomaqué de lire la façon dont le géant français de la chimie Rhodia s'est extirpé d'une impasse économico-judiciaire: en générant 77 millions de crédits de tonnes équivalent-CO2 valorisables à hauteur de 200 millions d'€ par an grâce aux mécanismes du protocole de Kyoto! Aurélien Bernier conclut en listant " des solutions dont les libéraux ne veulent pas" Et tranche:" Ce post-néolibéralisme fondé sur la solidarité reste à construire."
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