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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante du parti de gauche.


Un petit tour chez le libraire

Publié le 10 Août 2008, 23:01pm

Catégories : #un peu de ciné - de lecture - de culture


La saison ne s’y prête guère (encore que, si on regarde le ciel, on se demande si on est bien au mois d’Août, des fois !), on a connu en été des lectures plus légères ! mais il m’est tombé sous les yeux un objet rare, un livre dont je n’aurais sûrement pas parié un caramel qu’il me plairait. Et puis, si, pour finir. Comme quoi, tout arrive, même l’improbable. Vous allez voir.

C’est une histoire vécue, sans blague. L’auteur, un canadien : Martin Petit. Le titre, tout un programme : « Quand les cons sont braves ». Le héros du bouquin souffre de « stress post-traumatique ». Pas étonnant, il a été pendant quinze ans dans l’armée canadienne. Il s’est engagé, il est parti enthousiaste, rêvant voyages et aventures… Rêvant aussi d’apporter le bonheur aux pays où il partait « maintenir la paix ». C’est la mission de l’armée, ou plutôt c’est comme ça qu’il l’avait comprise…  Mais il en va de la guerre comme du reste, on finit par se rendre compte que tout n’est pas aussi simple que dans un livre d’images. Et que la guerre, c’est avant tout du sale boulot. Que la guerre, ce n’est pas noble, que des gens meurent, tous les jours, des gamins, des femmes, des hommes aussi. Alors, entre le Qatar, la Croatie, la Bosnie, la Somalie, notre « petit soldat », jeune et naïf, a vu fondre ses illusions. Un « petit soldat » qui est devenu un indécrottable pacifiste, qui a entrepris des études d’histoire, pour enseigner, pour dire, la guerre peut-être, la paix sûrement, mais y a-t-il un moyen de dire l’une sans dire l’autre ? Nul besoin d’être psychanalyste pour comprendre que cet écrit est une thérapie. Que le héros et l’auteur ne sont qu’un. Que la loi du silence, une fois transgressée, perd sa puissance et devient dérisoire.

  Si, comme à moi, l’armée, les armes, la guerre et tout ce qui tourne autour vous font horreur, si vous n’avez,  vous non plus, toujours pas compris ce qui pouvait bien pousser des garçons à perdre leur belle jeunesse à marcher au pas dans les cours de caserne, si votre devise à vous aussi est ce mot de François Mitterrand « Un uniforme blesse qui aime la vie »… alors, lisez ça. Vous en ressortirez différents. Et vous m’en direz des nouvelles.



PS : J’oubliais : le titre est emprunté à une chanson de Brassens, une de celles qu’il n’a pas eu le temps d’enregistrer. Ça dit en substance que les cons, comme vous, comme moi, comme nous, ça n’a pas grande importance, c’est lorsqu’ils ont mauvais fond que ça se gâte… Crétins ou abrutis, s'ils deviennent chefaillons, généraux, c'est là que ça fait du vilain...

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