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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante du parti de gauche.


La Moselle, terre de Ségolénie...

Publié le 28 Mai 2008, 23:12pm

... ou ségolâtrie, c'est comme on veut


Ainsi donc les « grands ténors » du Parti Socialiste mosellans auraient choisi de soutenir Ségolène Royal. Grand moment, la Moselle n'est plus grenat, elle est Lys « royal ». Mais sur quoi se fondent nos camarades pour soutenir celle qui a fait le plus faible score d'un candidat de gauche à la présidentielle depuis ... 40 ans (excepté le 21 avril 2002). Sur le texte de la future motion  « Royale » ? Non, puisque aujourd'hui, il n'y a pas le début du commencement d'une motion. Sans doute alors sur le seul texte de Ségolène Royal qui existe aujourd'hui c'est-à-dire la plate-forme présidentielle moins les 35 heures (puisqu'elle a affirmé qu'elle est maintenant contre) et moins l'augmentation du SMIC (les 18% de smicards parmi les salariés apprécieront). Mais également sans la suppression de la carte scolaire qui a été déjà réalisée (par Nicolas Sarkozy).

  Rien donc, sinon une plateforme présidentielle rejetée par 53% des Français. Ah si ! J'oubliais la volonté de réorienter durablement les accords électoraux du Parti Socialiste vers le MODEM, grand parti politique du centre qui a fait des scores aux élections municipales à donner envie au ... Parti des Travailleurs.

                                                                                                         
D'ailleurs, c'est devenu une habitude au Parti Socialiste comme dans la plupart des partis de la gauche européenne. Lorsqu'on fait une connerie, pour la cacher, on en fait une plus grosse qui permet de minimiser la première. Nous avons perdu le référendum par 45% contre 55% pour le non. Eh bien présentons aux Français une candidate sans orientation politique et qui fasse le plus mauvais score de la gauche depuis 40 ans. Si les amateurs de la gauche italienne ne courent plus les rues en ce moment, on trouvera toujours des socialistes pour prétendre que la gauche a perdu parce qu'elle était toujours trop à gauche.

  Les élections municipales ont donc permis à certains socialistes mosellans de tirer les leçons du 21 avril 2002, du 29 mai 2005 et du 6 mai 2007. Vive le changement sans changement. D'ailleurs, dans l'article paru aujourd'hui, aucun militant « de base » n'est sondé. Le journaliste affirme que la fédération de Moselle est devenue royaliste sur la foi de quelques multi cumulards qui, s'ils ont été élus par le peuple n'ont pas brillé jusqu'à aujourd'hui par leur capacité d'analyse ou leur lucidité.

  Ségolène, nous voilà !

 Le constat est pire encore. Si certains (comme Aurélie Filippetti) sont sincères dans leur engagement envers Ségolène, d'autres, cyniques ne la soutiennent que parce qu'elle est un dénominateur commun à toute la bureaucratie de notre Parti et qui permet à certains de garder leurs postes et d'être plafonnés sur leurs indemnités d'élus par le cumul des mandats.

  Cet article est dur et ne fait pas dans la nuance, mais au bout d'un moment, les militants en ont marre d'être pris pour des cons par des personnes qui, si elles ont des convictions, apportent plus d'importance à leur situation propre qu'à la manière pour la gauche et le PS de sortir de l'ornière dans laquelle ils l'ont mis.

  En attendant, les Français souffrent, le savent-ils ?


(c'est mon copain Émir qui écrit ça... Même pas peur, Émir, et pourtant, il y va fort. Mais peut-être n'avait-il pas encore entendu les menaces de la Dame de Poitou-Charentes, qui demande l'exclusion pour tous ceux qui, je cite, « dénigrent le parti ». Mazette! Ça fout les jetons, non? Et ceux qui lui font boire le bouillon, au parti, on prévoit quoi, pour eux? Le pilori? la roue? le goudron et les plumes, pour rire un peu?)


 

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F
En fait pour les mosellans comme pour d'autres c'est le changement dans la continuité. Sortir la gauche de l'ornière n'est pas le souci des dirigeants Ségoléniste leur problème est de sortir le socialisme du parti pour le remplacer par le libéralisme. La madone manifeste son autoritarisme en brandissant la menace de l'exclusion. Il est vrai que dans son cas c'est plus confortable d'avoir un parti de supporters et non pas un parti de militants. Seulement le parti se délite. La décomposition avance rapidement c'est peut être le but recherché, il ne nous reste qu'un moyen de riposte notre bulletin de vote. Alain 
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