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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante du parti de gauche.


18 juillet 1936

Publié le 18 Juillet 2012, 10:11am

Catégories : #histoires et histoire

Guernica.jpgTout commence en 1931 : victoire républicaine aux élections municipales. Le roi se retire. La République est proclamée. Face à elle, l’opposition acharnée de la finance et de l’église, mais aussi les déchirures et les luttes sociales ramènent la droite aux affaires en 1933.

En février 36, le Frente popular gagne en voix et en sièges. Majorité bien mince. Majorité tout de même. Un gouvernement hétérogène, qui va des modérés aux anarcho-syndicalistes, en passant par les socialistes. Aussitôt s’engage un mouvement de grèves, d’occupations de terre, d’attentats. La droite s’organise elle aussi avec l’appui des grands propriétaires et des puissances de l’argent.

C’est dans un pays divisé que le 13 juillet, Calvo Sotelo, chef du parti monarchiste, est assassiné. Le signal est lancé. Plusieurs généraux, soutenus par la Phalange de Primo de Rivera, se prononcent contre la République. Parmi eux, un certain Franco… 

Les syndicats, les anarchistes catalans arment et organisent des milices populaires. Le pays s’enflamme. Le 18 juillet, un coup d’état militaire déclenche la guerre civile.

Malgré leur sympathie pour le Frente popular, les démocraties restent neutres. En face, Hitler et Mussolini n’ont pas de ces pudeurs et expédient massivement hommes et matériel en soutien aux félons. Guernica agonise. Staline réplique et s’engage aux côtés des républicains, renforçant au passage le parti communiste espagnol. Traversant la France, arrivent des volontaires étrangers, regroupés dans les Brigades internationales, prêts à défendre, et à sauver, la jeune République.

Mais les conflits internes entre communistes et anarchistes gangrènent le camp républicain. L’armée franquiste gagne du terrain. Et en octobre 1939, Franco, proclamé Caudillo, installe son gouvernement à Madrid.

La guerre est finie. Une guerre terrible qui marquera tout l’imaginaire républicain ici, là-bas, ailleurs. Une guerre féroce qui inspirera les artistes, de Picasso à Ken Loach, d’Hemingway à Neruda.

Trois ans de répétition générale d’un conflit qui embrasera le monde quelques mois plus tard. Répétition, oui.  Sauf que Mussolini et Hitler mourront en 1945. L’Espagne, elle, subira le talon de fer de Franco pendant 36 ans…


brigitte  blang (publié dans À Gauche, l'année dernière)

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