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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante du parti de gauche.


pour toutes les femmes, et leurs droits si fragiles...

Publié par Brigitte Blang sur 8 Mars 2018, 01:00am

Catégories : #un peu de ciné - de lecture - de culture

pour toutes les femmes, et leurs droits si fragiles...

Pour couper court à tout ce qui va nous tomber dessus toute cette journée. Les fleurs et les compliments à deux balles, les culottes offertes pour un soutien-gorge acheté, et le nom de cette journée, détourné : non et non, comment faut-il vous le dire, vous l’écrire, vous le chanter, le 8 mars n’est pas la journée de la femme. C’est la journée internationale pour les Droits des Femmes. Vu ? Alors, pour ce jour, et tout ce qu’il représente, un film. Un grand. Un beau.

Et en fond de tableau, la crainte que rien ne soit acquis, pour les femmes. Et qu'on doive un jour tout reprendre à zéro… Parce qu’on a regardé aussi hier soir le Théma de Arte. Et que ce qu’on y a vu ne nous a pas fait sourire le moins du monde…

Alors, le film.

Pas franchement gai : « Des gens sans importance ».

Inattendue cette gravité chez Verneuil qui nous a plutôt habitués à des polars de bonne facture, certes, mais qui ne cassent pas non plus trois pattes à un canard. On y retrouve le chouchou du réalisateur, Gabin. Mais un Gabin absolument insolite, dans un rôle de routier au bord de la crise de nerfs pour cause d’amour adultère, malgré une femme et trois gamins sympas. On a envie d’être à ses côtés, aux côtés de sa copine, Françoise Arnoul, splendide en fille de salle d’un resto un peu sordide, où les mains baladeuses le disputent aux plaisanteries de corps de garde. Tout ça va mal finir, on s’en doutait depuis le début, pour cause de long flash-back. Oui, en effet, un avortement qui tourne mal, des circonstances de cauchemar, la fin tragique, qui nous renvoie aux pires heures de la vie des femmes, les faiseuses d’ange en arrière-cuisine, les lettres anonymes à l’épouse trompée, l’hôtel louche qui s’avère le seul recours pour la fille fautive. Le tout filmé très années cinquante, brumes et noir et blanc… Un de mes films préférés, sans nul doute, qu’il faut revoir avec le recul de notre histoire commune, avant 76 et la loi sur l’IVG, les traquenards pompe à fric, la honte presque d’en être arrivée là, et derrière toute cette noirceur, l’amour, comme un soleil, malgré tout…

brigitte blang

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