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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante du parti de gauche.


Pour Federico... Après Machado, Ferrat

Publié par Brigitte Blang sur 19 Août 2016, 00:00am

Catégories : #un peu de ciné - de lecture - de culture

Pour Federico... Après Machado, Ferrat

Apprendre qu’aussi une juge fédérale argentine Maria Servini va rouvrir cette page d’histoire pour enfin savoir, un peu comme ce que fit en son temps le juge Baltasar Garzon pour les femmes de la Place de Mai, ça a donné un petit goût très particulier au petit déjeuner ce matin…

Un écho aux vers de Machado, rappelés hier ici, d’autres couplets, écrits largement plus tard, mais qui résonnent pareillement. Et on retrouve, en filigrane, l’esprit de Machado, et presque ses mots.

Celle-ci est de Ferrat. Et on ne pouvait pas louper l’occasion, ici, de redire combien il nous est plus précieux que jamais. Et combien il manque, surtout.

Federico Garcia

Les guitares jouent des sérénades
Que j'entends sonner comme un tocsin
Mais jamais je n'atteindrai Grenade
« Bien que j'en sache le chemin »

Dans ta voix
Galopaient des cavaliers
Et les gitans étonnés
Levaient leurs yeux de bronze et d'or
Si ta voix se brisa

Voilà plus de vingt ans qu’elle résonne encore

Federico García

Voilà plus de vingt ans, Camarades
Que la nuit règne sur Grenade


Il n'y a plus de prince dans la ville
Pour rêver tout haut
Depuis le jour où la guardia civil
T'a mis au cachot

Et ton sang tiède en quête de l'aurore
S'apprête déjà
J'entends monter par de longs corridors
Le bruit de leurs pas

Et voici la porte grande ouverte
On t'entraîne par les rues désertées
Ah! Laissez-moi le temps de connaître
Ce que ma mère m'a donné

Mais déjà
Face au mur blanc de la nuit
Tes yeux voient dans un éclair
Les champs d'oliviers endormis
Et ne se ferment pas
Devant l'âcre lueur éclatant des fusils
Federico García


Les lauriers ont pâli, Camarades
Le jour se lève sur Grenade

Dure est la pierre et froide la campagne
Garde les yeux clos
De noirs taureaux font mugir la montagne
Garde les yeux clos

Et vous Gitans, serrez bien vos compagnes
Au creux des lits chauds
Ton sang inonde la terre d'Espagne
O Federico

Les guitares jouent des sérénades
Dont les voix se brisent au matin
Non, jamais je n'atteindrai Grenade
« Bien que j'en sache le chemin »

Pour Federico... Après Machado, Ferrat

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